Intelligence collective : le statu quo. Pourquoi ?


Malgré les discours des organisations qui sont persuadées de travailler déjà selon une approche d’intelligence collective (je les entends régulièrement), peu d’entre elles acceptent de s’engager réellement sur cette voie, officiellement par manque de temps, plus vraisemblablement par manque de recul et de volonté. Cela signifie sans doute que le travail de pédagogie a été insuffisant.

A moins que les interventions tous azimuts sur un vaste sujet ne permette pas de se faire une idée du gain pour l’entreprise. Car des définitions il en existe des dizaines.

Le mieux est de faire preuve d’humilité face à cette nouvelle approche. Écoutons Socrate, à la fin de sa vie : « La seule chose que je sais, c’est que je ne sais pas ». Les entreprises ignoreraient-elles ce qu’elles ignorent !

Dans mon dernier post, j’ai expliqué qu’aujourd’hui, la plupart des entreprises fonctionnent selon les principes de l’intelligence pyramidale et de l’intelligence collaborative.

Or justement, la qualité de la collaboration est limitée par l’organisation pyramidale (ou matricielle ou par projet : d’aucuns parlent de « bureaucratie hiérarchique »).

Et de tous côtés, on entend que les modes de fonctionnement actuels montrent leurs limites face à la complexité, à la révolution numérique et à l’arrivée des jeunes générations, …  à l’avènement du nouveau monde !

idees

 

Alors, qu’est ce qui bloque ? La direction et l’encadrement sentent bien la nécessité et l’intérêt de mieux collaborer. Oui, mais les salariés ne répondent pas toujours favorablement. En fait, pourquoi s’impliqueraient-ils plus avant, quand ils ne voient pas bien l’intérêt qu’ils auraient à collaborer plus et mieux, tant que l’entreprise reste centrée exclusivement sur ses propres intérêts. La collaboration reste limitée aussi longtemps que la relation est du type donnant-donnant (chacun a sa place). Elle reste limitée tant que la direction accepte de se satisfaire des règles de fonctionnement d’un autre temps qu’elle a apprises voici quelques années ou dizaines d’années ou qu’elle a adoptées par expérience et intuition.

Car vos salariés ne travaillent pas par plaisir, ils travaillent, d’abord, pour gagner leur vie … mais vous savez bien, si vous en restez là, qu’ils ne donneront pas le meilleur d’eux-mêmes et qu’ils pourraient vous quitter demain pour un meilleur salaire. Dès lors, comment, leur offrir un environnement meilleur que celui que vous leur offrez aujourd’hui ?

Pour un dirigeant ou un manager, s’engager dans la voie du management de de l’intelligence collective, c’est avoir la volonté de « passer pro » dans la maîtrise de la complexité et dans l’engagement durable des équipes !

Je dis cela en toute humilité, sachant que je suis assesseur EFQM (modèle d’excellence) et praticien en Holacracy.

C’est changer de regard et de culture sur l’activité de la communauté et sur les interactions de l’équipe.

Pour me retrouver : http://www.jeanclaude-dussaucy.com ou contact@jeanclaude-dussaucy.com

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