Intelligence collective : quesako ?


Les médias, les sites, les journaux parlent de plus en plus d’intelligence collective. A leur lecture, je prends conscience que la personne dont le sujet ne fait pas son quotidien pourrait y perdre son latin. Il est vrai que l’intelligence collective peut être abordée sous de nombreux angles, plus ou moins théoriques. Or dans les publications, je trouve que ces angles sont plutôt très théoriques, y compris les articles que je scoop !

Je vais donc tenter simplement de vous dire quelle est notre approche sur le sujet. D’abord, l’intelligence collective pour les organisations, se mesure par la QUALITÉ DU RÉSULTAT OBTENU. C’est bien pourquoi, pour les entreprises, nous parlons du MANAGEMENT DE L’INTELLIGENCE COLLECTIVE qui permet d’aborder, après la prise de conscience indispensable, le comment faire. Car le management de l’IC repose sur des savoir-faire qui sont différents des savoir-faire classiques enseignés par les écoles ou appris sur le tas.

La prise de conscience évoquée ci-dessus passe par plusieurs étapes de réflexion collective tant ces sujets sont complexes : redonner un sens au travail, revoir les modes de management (notions de pouvoir, d’autonomie, de responsabilité), observer la création de valeur et comprendre l’intérêt de libérer et de partager l’information.

Il faut bien comprendre que l’adoption de cette approche n’est pas une option pour les organisations. Elle est simplement la réponse à la complexité qui impose la collaboration. Parce que la résolution des problèmes complexes sont hors de portée d’un individu, chef ou expert ; elle nécessite la mise en synergie des intelligences et des savoirs des parties prenantes : c’est là toute l’ambition du management de l’IC.

Un contre-exemple défraie la chronique : la semaine de 4.5 jours à l’école. La décision autocratique a été prise par le ministre de l’Education, quelques jours seulement après sa prise de fonction ! Je me place ici d’un point de vue technique – peu importe pour mon analyse que la décision soit bonne ou moins bonne. Nous sommes face à un dossier complexe du fait des multiples interactions possibles et du grand nombre de parties prenantes  … celles-là même qui donnent de la voix aujourd’hui … parce qu’elles n’ont pas été écoutée préalablement. Si le ministre avait écouté et entendu ces parties prenantes, … et s’il avait été honnête ce dont je ne doute pas un instant,  il aurait pris conscience des problèmes financiers et humains pour les collectivités locales, les professeurs, les familles. De surcroît, il aurait perçu la nécessité de former des éducateurs. Les gamins qui voient partir leur instit en milieu d’après-midi tout en restant dans la cour d’école ont du mal à comprendre …

A propos management21

Coaching de direction Transformation d'entreprise Facilitateur en déploiement de l'intelligence collective Conférencier en intelligence collective
Cet article a été publié dans Coopération, Décision complexe, Intelligence collective, Management, Motivation, Réflexion collective. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s