Le certain et l’incertain


« En finir avec le court-terme » titre d’une conférence organisée le 7 juin par le CJD de Nancy ; « Le basculement des mondes » autre conférence donnée le 31 mai par le CJD de Metz.

On sent bien que les choses évoluent, mais quid au niveau du management, de la direction des équipes ? Les entreprises se trouvent confrontées à l’incertain, alors qu’elles ont appris à gérer d’abord le certain : c’est ce qu’on enseigne dans les écoles de management. Or le certain n’est plus sur, il faut donc apprendre à gérer l’incertain.

Mais pour ce faire, il est bon de prendre le temps de réfléchir quelque peu. En effet, on peut partir de deux hypothèses :

    • la performance de l’entreprise vient de la structure, de l’organisation,
  • la performance vient des hommes, de leur épanouissement.

Pendant plusieurs décennies, on a considéré que la performance venait de l’organisation, avec l’illusion que l’ordre engendrerait la performance. Alors, on a beaucoup fait dans la qualité – des processus, des procédures, toujours plus, dans le contrôle de gestion, dans la GPEEC, on a utilisé à plein les modèles importés de l’extérieur. Et pourtant, les difficultés endemiques des organisations ont la vie dure : décalage discours/actes, difficultés de changement, réunions difficiles, peur de l’autre, méfiance, défiance et surtout communication difficile. En un mot, on ne dit rien, mais on n’en pense pas moins et tout se règle dans les couloirs !

C’est, en partie, la raison pour laquelle, j’ai été sollicité par des responsables lucides pour donner une conférence sur le thème « Intelligence collective : nouvelles clés du management » à Metz.

Et bien, je leur ai dit tout net : la performance vient des hommes et de leur épanouissement. J’y ai donc parlé d’ordre et de chaos, un ordre nécessaire mais plus suffisant aujourd’hui, où il faut faire face à la complexité que l’ordre n’arrive pas à traiter, à lui seul.  Le chaos, bien sûr, doit être organisé pour permettre l’innovation et l’agilité.

J’y ai parlé de réflexion collective (www.synergy4-conseil.com) pour les décideurs qui ont compris que les collaborateurs exécutent d’autant mieux une décision qu’ils ont participé à son élaboration. J’ai aussi évoqué les différents niveaux de dialogue qui permettent de prendre conscience du degré de coopération dans les échanges d’un groupe (il est plus facile de dire au chef … ce qu’il souhaite entendre !).

 

C’est tout cela et encore beaucoup d’autres choses, l’intelligence collective pour l’entreprise. Au total, ce sont les termes de confiance et d’éthique qui sont revenus le plus souvent. Mais la confiance se mérite, se construit jour après jour grâce à des gestes et des comportements exemplaires. Oui, plus encore que confiance, l’exemplarité constitue le fil à plomb de tout responsable avisé.

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