Intelligence collective et Général : pourquoi et comment ?


Lors des mes interventions, cette question m’est souvent posée, directement ou indirectement. Comment quelqu’un qui a évolué dans un milieu réputé pour sa rigueur, ses ordres et sa discipline peut-il promouvoir de cette façon l’intelligence collective ?

Alors, je vais répondre, ici et maintenant.

Premier acte : jeune officier, j’ai fait une découverte originale dans un texte aride pour les non-initiés, je veux parler du règlement de discipline générale (RDG). C’était en 1977. A l’époque, je formais des élèves-officiers de réserve, spécialement sur le RDG. Et c’est là que j’ai découvert le texte suivant : « il convient de distinguer la discipline formelle (opérations, préparation opérationnelle) de la discipline librement consentie » (instruction, vie courante) !

Deuxième acte : quelques mois plus tard, j’assistais à la présentation une nouvelle méthode d’instruction, et j’en devenais l’évaluateur. Il s’agissait du processus des missions globales, on parlerait aujourd’hui d’une approche systémique de l’instruction. Le nom de baptême de son inventeur était précisément : processus actif et mobilisateur par les missions globales. Les recrues étaient invitées à découvrir les compétences à acquérir pour être en mesure d’effectuer un mission particulière : on était déjà dans une approche d’intelligence collective : découvrir le tout émergent par la réflexion. Il y a une véritable collaboration quand un groupe organisé d’acteurs oriente et négocie ces interactions collectives vers une finalité dont chacun sait qu’elle ne pourra être atteinte par un seul acteur.

Il va de soi que ces deux « découvertes » ont permis une prise de conscience à l’homme et à l’officier que j’étais. Depuis ce moment, j’ai compris que l’autorité n’était pas la domination et que la subordination fabriquait des subordonnés !

La domination est l’illusion de l’autorité : elle détruit l’engagement, elle génère le mal être, parfois même le suicide.

Un proverbe anglais dit : « A volunteer is worth twenty pressed men ».

L’autorité, elle, développe les compétences au lieu de les écraser, elle permet au collaborateur de se mobiliser, de prendre confiance en soi, d’aller vers la co-construction d’une oeuvre collective.

J’ai ensuite été formé comme dirigeant de PMI/PME, j’ai développé l’approche qualité, j’ai été formé comme assesseur EFQM, mais j’avais été marqué par cette prise de conscience initiale et aujourd’hui, je considère que l’intelligence collective est le remède à une grande partie des maux des collectivités et des entreprises.

En introduisant plus d’éthique, en prenant du recul par rapport au pouvoir, à la communication et à nos représentations, elle permet de co-créer  une vraie communauté de destin, dans laquelle chacun sent qu’il fait partie intégrante de la collectivité dans laquelle il évolue et connait sa contribution à l’oeuvre collective car sa participation aux processus décisionnels permet l’élévation de sa conscience.

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